Et le numérique en région ?

Fleur Pellerin lors du Web2day 2012, à Nantes. Flickr / CC / Yoann Grange

Fleur Pellerin lors du Web2day 2012, à Nantes. Flickr / CC / Yoann Grange

Paris n’est pas la France. Il existe dans le pays d’autres pôles numériques, «parfaitement compétitifs», comme le souligne Daniel Kaplan, membre du Conseil national du numérique. A une différence près: ne jouissant pas d’écosystèmes aussi riches et d’une connectivité aussi développée que Paris, ces pôles régionaux sont obligés de se spécialiser.

Toulouse

La ville rose est connue pour son innovation dans les domaines de l’aéronautique et de l’aérospatial. Elle n’est cependant pas en reste côté technologies de l’information et de la communication (TIC). La Mêlée, basée à Toulouse, est l’association de promotion de l’économie des TIC de référence en Midi-Pyrénées, liant entrepreneurs, développeurs et investisseurs. Cette année, elle organise pour la dix-septième fois la Mêlée Numérique, qui rassemblera 200 conférenciers, les 3 et 4 juin prochains.

Nantes

A Nantes aussi le numérique se met à table. La Cantine de Nantes, inaugurée en 2011, réunit une assez large communauté qui se concentre autour de l’innovation web. C’est l’un des cinq co-working space de ce type en France, avec Paris, Rennes, Toulouse et Toulon. Dans le Pays-de-Loire, le numérique est chapeauté par l’association Atlantic 2.0. Cette dernière organise, les 16 et 17 mai prochains, le Festival digital Web2day, auquel la ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique Feur Pellerin devrait assister. L’école de web design Nantes Atlantique est particulièrement active dans la région et jouit surtout d’un rayonnement international.

Grenoble

Connue pour sa richesse universitaire, la ville de Grenoble regroupe bon nombre de centres recherche au service de l’innovation numérique, dont un pôle du fameux organisme public national INRIA – Inventeurs du monde numérique. La présence de GIANT (Grenoble Innovation for Advanced New Technologies) Innovation Campus contribue également à tisser des liens entre enseignement, recherche et industrie dans un vaste panel de secteurs qui couvre la santé, l’énergie, l’information et la communication.

Lyon

Le Grand Lyon se lance dans un vaste projet: devenir une «Smart City». L’objectif est de booster l’économie numérique et la création de nouvelles entreprises en alliant écologie et urbanisme. C’est de cette façon qu’est né le nouveau quartier éco-durable, Confluence, situé au sud de la ville. L’innovation tourne autour des technologies favorisant l’économie verte et les transitions énergétiques et territoriales. Le pôle de compétitivité Imaginove rend également dynamique le secteur de la création d’images numériques.

Bordeaux

Bordeaux est encore loin de concurrencer son voisin toulousain mais de nombreuses politiques publiques sont mises en place pour en faire une ville numérique. La municipalité a développé une stratégie digitale qui participe au développement d’entreprises numériques. La start up Be Tomorrow s’est notamment distinguée en créant l’application «Où sont les toilettes?». La semaine digitale qui se tient à Bordeaux depuis trois ans contribue aussi au dynamisme numérique de la ville et de la région. Créée en 2005, Aquitaine Développement Innovation a été la première première agence régionale de soutien à l’innovation en France.

Sophia Antipolis, Alpes Maritimes

Sophia Antipolis est la première technopole en France et en Europe.  Plus de 1400 entreprises y sont implantées, ce qui a contribué à créer 30.000 emplois directs, notamment dans les domaines des technologies de l’information et de la communication (45% des emplois) et du multimédia. Le tissu universitaire n’est pas en reste : l’université de Nice-Sophia Antipolis, des classes préparatoires, des écoles d’ingénieurs et des instituts de recherche regroupent 5 000 étudiants et 4 000 chercheurs sur le site.

Gwendolen Aires et Maïna Fauliot

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